Comprendre les facteurs de risque des maladies du cœur

Les maladies cardiaques sont la deuxième cause de décès au Canada, après le cancer. C’est une statistique qui donne à réfléchir, mais elle s’accompagne d’une bonne nouvelle : bon nombre de ces décès peuvent être évités.

La première étape consiste à connaître son propre risque.

Il y a des risques que vous ne pouvez pas contrôler, comme le fait que les maladies cardiaques soient présentes dans votre famille. Si un de vos proches parents souffre d’une maladie cardiaque à l’âge de 50 ans ou avant, il faut y prêter attention, explique le Dr Joseph Hill, chef du service de cardiologie au UT Southwestern Medical Center de Dallas, au Texas. Cela vous place dans un groupe à risque plus élevé. Les hommes sont plus exposés que les femmes et, dans l’ensemble, le risque augmente avec l’âge.

Comprendre son propre risque est la base de l’élaboration d’un plan visant à réduire le risque de développer une maladie cardiaque.

Lorsque les médecins parlent de maladies cardiaques, ils évoquent principalement « l’accumulation de plaques dans les artères, dans les artères coronaires, qui entraîne des douleurs thoraciques, l’angine de poitrine, et peut finalement conduire à une crise cardiaque ou à un accident vasculaire cérébral », explique le Dr Ian Neeland, directeur du centre de prévention cardiovasculaire au centre médical des hôpitaux universitaires de Cleveland. Cette accumulation se fait lentement au fil du temps, ce qui nous donne l’occasion d’intervenir en adoptant des comportements sains qui peuvent modifier le cours de cette accumulation.

Quels sont donc les facteurs de risque sur lesquels nous pouvons agir?

CHOLESTÉROL ÉLEVÉ

Il est important de surveiller son taux de cholestérol. « Le durcissement des artères (accumulation de cholestérol dans les artères du cœur) est la forme la plus courante de maladie cardiaque », explique le Dr Hill. « Le cœur est une pompe qui envoie le sang dans tout le corps. Mais il y a trois artères qui font demi-tour pour alimenter le cœur », explique-t-il. « Et pour des raisons que nous ne comprenons pas entièrement, le cholestérol s’accumule dans ces artères. Il commence à s’accumuler à l’école primaire et se poursuit tout au long de la vie. Et cela peut aboutir à une crise cardiaque. »

Le Dr Hill indique qu’il est possible de réduire son taux de cholestérol d’environ 10 % en suivant un régime et en faisant de l’exercice, mais qu’il existe également des médicaments efficaces pour réduire le taux de cholestérol. « Votre cholestérol – le mauvais cholestérol, le cholestérol LDL – doit être inférieur à 3,5 mmol/L. » Discutez avec votre médecin de l’objectif lié au cholestérol qui vous convient le mieux.
« Il s’avère malheureusement que la plupart des gens ne peuvent pas atteindre cet objectif uniquement grâce à leurs habitudes de vie. Si votre taux de LDL est trop élevé, vous devriez discuter avec votre médecin d’un traitement médicamenteux, car nous pouvons certainement faire baisser ce taux », conseille le Dr Hill.

HYPERTENSION ARTÉRIELLE

L’hypertension artérielle est un autre facteur de risque, pour lequel les médecins disposent également d’un remède. La tension artérielle, qui mesure la pression exercée sur les parois des artères, est évaluée à l’aide de deux chiffres. Le premier chiffre, ou chiffre du haut, mesure la pression lorsque le cœur serre ou pompe, et le deuxième chiffre, ou chiffre du bas, indique la pression lorsque le cœur se repose entre deux « battements ». Votre tension artérielle doit être égale ou inférieure à 120/80. Des médicaments utilisés de manière efficace et sûre depuis des décennies peuvent faire baisser la tension artérielle et la maintenir dans une fourchette saine.

Tout comme l’hypercholestérolémie, l’hypertension artérielle est une affection qui peut se manifester de manière insidieuse, c’est-à-dire qu’elle évolue en arrière-plan, sans symptômes apparents. C’est pourquoi il est important d’effectuer des contrôles annuels réguliers et de prendre note de ces chiffres importants. Demandez à votre médecin ce que vos chiffres signifient pour votre santé cardiaque.

SURPOIDS

Le surpoids est un autre facteur de risque, sur lequel nous pouvons agir nous-mêmes. Et avant que les lecteurs se mettent à protester, la Dre Tiffany Powell-Wiley, cardiologue qui a étudié le lien entre le surpoids et les maladies cardiaques, aimerait vous dire que même un petit changement peut faire beaucoup. « Même une perte de 5 % du poids corporel peut avoir un impact considérable », dit-elle. Prévoyez d’ajouter de l’activité à votre journée, car la sédentarité, comme c’est le cas pour beaucoup d’entre nous qui travaillons à un bureau, est également un facteur de risque.

Faire de l’exercice aérobique et perdre ne serait-ce qu’un peu de poids ont des effets positifs sur le cholestérol et la tension artérielle : c’est gagnant sur toute la ligne!

La Dre Powell-Wiley sait à quel point il peut être difficile d’intégrer l’exercice physique dans nos vies occupées. Bien qu’elle recommande de faire 30 minutes d’activité par jour, c’est un objectif à atteindre si vous ne faites rien du tout en ce moment. « Tout vaut mieux que rien », encourage-t-elle. « Et cela ne signifie pas forcément 30 minutes d’activité consécutives. »

Le Dr A. Shekhar Pandey, fondateur de Cambridge Cardiac Care en Ontario, organise chaque année une journée du cœur sain pour transmettre à sa communauté les informations les plus récentes sur la façon de rester en bonne santé cardiaque. « Le cœur est un muscle. Tout muscle devient plus fort lorsqu’on le fait travailler », nous rappelle-t-il. Il insiste sur l’importance de l’exercice physique quotidien. « Vous devez essayer d’intégrer des exercices structurés et une activité physique régulière dans votre vie quotidienne. L’activité physique contribue également à abaisser la tension artérielle et à réduire le risque de diabète, deux facteurs qui contribuent à l’apparition de maladies cardiaques », explique le Dr Pandey. (Consultez votre médecin avant de commencer un programme d’exercices pour vous assurer qu’il vous convient.)

ALIMENTATION

Surveiller son alimentation va de pair avec ces habitudes de vie saines qui aident à prévenir les maladies cardiaques. Les médecins s’accordent à dire que le régime méditerranéen est le plus sain pour le cœur. Il comprend beaucoup de légumes, des protéines maigres et des bons gras.

La Dre Grace Chua, cardiologue à MacKenzie Health en Ontario et passionnée par l’éducation des patients en matière de prévention, explique comment le régime méditerranéen équilibre les choses. « Lorsque nous regardons notre assiette, nous voulons que la moitié soit composée de fruits et de légumes..» Ensuite, un quart de l’assiette doit être constitué de grains entiers. » Pourquoi? « Plus la teneur en fibres est élevée, mieux c’est, car elles ralentissent l’absorption des sucres dans le corps. Et un quart est constitué de protéines », précise-t-elle. Mais pas n’importe quelle protéine. « Par protéines, j’entends de bonnes protéines saines. Nous préférerions donc le poulet et le poisson à la viande rouge, car cette dernière contient plus de graisses et de cholestérol », explique-t-elle. Les noix, les graines, le tofu et les légumineuses comme les haricots et les lentilles sont également de bons choix de protéines.

DIABÈTE

Le diabète est un autre facteur de risque. Si vous en êtes atteint, vous devez travailler avec votre médecin pour contrôler le taux de sucre dans votre sang. Et même si vous n’êtes pas diabétique, faites attention à la quantité de sucre que vous consommez. La Dre Chua conseille d’éviter les sucres simples.

« Lorsque vous réfléchissez aux glucides à consommer, vous n’avez donc pas envie de manger des produits blancs qui peuvent provoquer un pic de sucre juste après avoir été ingérés », explique-t-elle. Elle recommande également d’éviter les boissons sucrées. Elles contiennent beaucoup de calories et peu d’éléments nutritifs, ce qu’on appelle des calories « vides ». « Ne buvez pas votre sucre… mangez-le sous forme de fruits et de légumes, mais ne le buvez pas », conseille-t-elle. « Vous seriez surpris de la quantité de sucre contenue dans ce que nous buvons. »

SURCONSOMMATION D’ALCOOL

Puisque nous parlons de boissons, parlons de la consommation d’alcool. Les médecins recommandent d’être prudent à ce sujet. « Parce que nous savons aujourd’hui que n’importe quelle quantité d’alcool n’est pas bonne pour la santé », explique la Dre Chua. Limiter sa consommation d’alcool est une bonne idée, car l’alcool peut entraîner une prise de poids et une accumulation de graisse autour de la taille.

SOMMEIL INADÉQUAT

L’alcool perturbe également les habitudes de sommeil, et un sommeil inadéquat est un autre facteur de risque de maladie cardiovasculaire. La recommandation générale est de sept à huit heures de sommeil par nuit pour les adultes. Le sommeil est essentiel pour un grand nombre de processus de réparation de l’organisme.

STRESS

Le Dr Pandey cite également le stress non géré comme facteur de risque. « L’activité physique contribue également à réduire le niveau de stress et à améliorer la santé cardiovasculaire en général. La gestion du stress est donc un élément important de la prévention des maladies cardiaques », note-t-il. Il sait que ce n’est pas toujours facile à réaliser. « Cependant, le stress et l’anxiété peuvent parfois être trop importants et il existe des ressources exceptionnelles au sein de nos communautés. Si vous avez du mal à gérer votre stress et votre anxiété, vous devez en parler à votre fournisseur de soins de santé. Des ressources sont disponibles pour nous aider. » L’un des avantages de s’attaquer à l’un ou l’autre de ces facteurs de risque est qu’ils sont tous liés entre eux. L’exercice physique favorise le sommeil et l’activité aérobique à elle seule réduit le stress.

TABAGISME

Le tabagisme, quel qu’il soit, est mauvais pour le cœur. Les professionnels de la santé n’ont jamais cessé d’exhorter les gens à ne pas fumer, mais des tendances inquiétantes sont apparues récemment. « Malheureusement, depuis que la pandémie de Covid-19 a frappé, il y a eu une augmentation importante au Canada de l’utilisation des produits du tabac, aussi bien les cigarettes que le vapotage », déplore le Dr Pandey. « Les cigarettes et les cigarettes électroniques endommagent le cœur. Fumer constitue un facteur de risque majeur pour les maladies cardiaques. Cela endommage le cœur et les vaisseaux sanguins, entraîne la formation d’une plus grande quantité de plaques, mais aussi la formation de caillots sanguins, ce qui déclenche des crises cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux.

Le Dr Pandey est très optimiste quant à notre capacité à lutter contre cette maladie qui, selon lui, tue un Canadien toutes les sept minutes. « La prévention commence avec vous », souligne-t-il. « Nous pouvons réduire le risque d’événements cardiovasculaires de 90 %. C’est en nous que cela se passe. »

Quatre-vingt-dix pour cent, c’est beaucoup!

Non seulement nous pouvons connaître nos facteurs de risque, mais nous pouvons aussi agir sur eux et faire une réelle différence pour notre santé cardiaque à long terme.

L’atteinte d’un poids plus sain, qui peut réduire le risque de maladies cardiovasculaires, constitue pour de nombreuses personnes une étape importante vers une meilleure santé. Pour trouver un médecin spécialisé dans la gestion du poids près de chez vous, cliquez ici.

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